A Assurance Vie Guide
Sommaire (9)
  1. 01PFU 7,5 % ou 12,8 % en assurance-vie : seuil de 150 000 € expliqué
  2. 02Sommaire
  3. 03Pourquoi deux taux dans le PFU de l'assurance-vie
  4. 04Le seuil de 150 000 € : comment il s'apprécie
  5. 05Calcul détaillé : la mécanique du prorata
  6. 06Cas pratiques chiffrés
  7. 07Couples et stratégie patrimoniale : exploiter le double seuil
  8. 08Pièges à éviter et conseils d'optimisation
  9. 09Approfondir
Calculatrice et documents fiscaux illustrant le calcul du PFU à 7,5 % et 12,8 % sur l'assurance-vie
Assurance-vie

PFU 7,5 % ou 12,8 % en assurance-vie : seuil de 150 000 € expliqué

PFU 7,5 % ou 12,8 % en assurance-vie : comprendre le seuil de 150 000 € de primes, son mode de calcul, les cas pratiques et les stratégies d'optimisation 2026.

Claire Lefebvre
Publié le 13 juin 2026 · mis a jour le 13 juin 2026 · 12 min de lecture
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PFU 7,5 % ou 12,8 % en assurance-vie : seuil de 150 000 € expliqué

L’essentiel en 30 secondes

  1. Après huit ans, les gains d’assurance-vie sont imposés au PFU à 7,5 % dans la limite de 150 000 € de primes versées, et à 12,8 % au-delà.
  2. Le seuil s’apprécie par souscripteur, tous contrats confondus, et porte uniquement sur les primes versées depuis le 27 septembre 2017.
  3. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’ajoutent au taux choisi, quelle que soit la fraction de primes concernée.
  4. Avant huit ans, le taux est uniformément de 12,8 % : le seuil n’a pas d’effet et l’antériorité fiscale n’est pas encore acquise.
  5. Cet article délivre une information générale et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Pour tout rachat significatif, sollicitez un Conseiller en Gestion de Patrimoine indépendant inscrit ORIAS ou votre service des impôts.

Sommaire

  1. Pourquoi deux taux dans le PFU de l’assurance-vie
  2. Le seuil de 150 000 € : comment il s’apprécie
  3. Calcul détaillé : la mécanique du prorata
  4. Cas pratiques chiffrés
  5. Couples et stratégie patrimoniale : exploiter le double seuil
  6. Pièges à éviter et conseils d’optimisation
  7. Foire aux questions

Le Prélèvement Forfaitaire Unique appliqué à l’assurance-vie ne se résume pas à un taux unique. Après huit ans de détention, deux taux coexistent : 7,5 % en deçà de 150 000 € de primes versées, 12,8 % au-delà. Ce seuil, méconnu mais central, redessine la fiscalité des gros encours et appelle une stratégie patrimoniale précise.

Pourquoi deux taux dans le PFU de l’assurance-vie

La réforme du Prélèvement Forfaitaire Unique, entrée en vigueur le 1er janvier 2018, a instauré un taux unique de 12,8 % sur la plupart des revenus mobiliers. L’assurance-vie a toutefois conservé un régime dérogatoire, fondé sur la durée de détention et le montant des primes versées. C’est ce régime spécifique qui justifie la coexistence des taux de 7,5 % et 12,8 % pour les contrats de plus de huit ans, alors que les contrats de moins de huit ans relèvent uniformément du taux plein de 12,8 %.

Le législateur a voulu préserver l’avantage fiscal historique de l’assurance-vie pour l’épargne longue des classes moyennes, tout en limitant l’érosion budgétaire générée par les très gros encours. Le seuil de 150 000 euros, fixé par contribuable, exprime cet équilibre politique : il sépare la fiscalité de la rente patrimoniale familiale de celle des stratégies patrimoniales très capitalisées. Pour une vue d’ensemble de l’architecture fiscale en vigueur, notre dossier fiscalité de l’assurance-vie en 2026 fournit le cadre global.

Ce système se superpose à l’abattement annuel dont bénéficient les contrats de plus de huit ans : 4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune. L’abattement s’applique sur les gains avant calcul du PFU, ce qui peut neutraliser totalement l’imposition pour des rachats modérés. Le mécanisme complet est décrit dans notre fiche dédiée à l’abattement de 4 600 / 9 200 €. À cette imposition s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %, dus dans tous les cas, et dont l’assiette est précisée dans notre article sur les prélèvements sociaux 2026.

Le seuil de 150 000 € : comment il s’apprécie

Le seuil de 150 000 euros possède trois caractéristiques essentielles, souvent mal comprises.

Première caractéristique : il s’apprécie par souscripteur, et non par contrat. Un épargnant qui détient trois contrats d’assurance-vie cumulant 200 000 euros de primes nettes a dépassé son seuil, même si chacun de ses contrats reste individuellement inférieur à 150 000 euros. Ce point est central : multiplier les contrats ne permet pas de multiplier le seuil. L’AMF rappelle régulièrement cette règle dans ses ressources pédagogiques destinées aux épargnants.

Deuxième caractéristique : il porte sur les primes nettes versées depuis le 27 septembre 2017. Les versements antérieurs ne s’imputent pas sur le calcul, et conservent leur régime fiscal d’origine. La distinction entre les générations de primes est donc cruciale, surtout pour les contrats anciens alimentés par des versements échelonnés sur vingt ou trente ans. Le BOFiP consacre une section détaillée à l’articulation entre régime ancien et régime nouveau.

Troisième caractéristique : il s’agit d’un seuil net des rachats déjà effectués. Si l’épargnant a versé 200 000 euros mais déjà racheté 60 000 euros de capital, son encours net en primes au regard du seuil est de 140 000 euros, donc en dessous des 150 000 euros. C’est la somme des primes diminuée des remboursements qui compte, et non l’encours valorisé du contrat. Cette mécanique est précisée à l’article 125-0 A du Code général des impôts, accessible via Légifrance.

Calcul détaillé : la mécanique du prorata

Le calcul de l’impôt repose sur un prorata entre la fraction des primes inférieure ou égale à 150 000 euros et la fraction qui la dépasse. L’idée est simple : on impose à 7,5 % la part des gains qui correspond à la portion de primes inférieure au plafond, et à 12,8 % la part des gains qui correspond à la portion qui le dépasse.

La formule administrative est la suivante. Soit P le total des primes versées par le souscripteur au 31 décembre de l’année précédant le rachat, et G les gains imposables compris dans le rachat partiel après application de l’abattement annuel. La part des gains taxée à 7,5 % est égale à G multiplié par 150 000 divisé par P, lorsque P excède 150 000 ; la part résiduelle est taxée à 12,8 %. Lorsque P est inférieur ou égal à 150 000 euros, la totalité des gains relève du taux à 7,5 %.

Cette mécanique conduit à un constat important : plus l’épargnant a versé au-delà de 150 000 euros, plus la fraction des gains taxée à 12,8 % est élevée. Pour un capital de 300 000 euros de primes, la moitié des gains relève du taux réduit et la moitié du taux plein. Pour 500 000 euros, ce sont 30 % au taux réduit et 70 % au taux plein. Le simulateur officiel d’impots.gouv.fr intègre ce calcul lors de la déclaration des produits d’assurance-vie au formulaire 2042.

Important : les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent à la totalité des gains, sans pondération liée au seuil. Le taux global supporté par l’épargnant est donc de 24,7 % sur la fraction à 7,5 % et de 30 % sur la fraction à 12,8 %, soit le taux affiché habituellement par les comparateurs. Ces taux globaux ne tiennent pas compte de l’abattement annuel, qui peut les ramener à zéro pour les rachats les plus modérés. Ce point est analysé en détail dans notre article sur le rachat partiel ou total en assurance-vie.

Cas pratiques chiffrés

Voici trois illustrations pédagogiques. Les chiffres sont fictifs et n’ont qu’une valeur d’exemple, sans valoir conseil personnalisé.

Cas 1 : épargnant sous le seuil. Madame Dupont a versé 120 000 euros sur un contrat ouvert en 2014, dont la valeur est aujourd’hui de 160 000 euros. Elle effectue un rachat partiel de 20 000 euros, dont 5 000 euros de gains imposables. Après abattement annuel de 4 600 euros, restent 400 euros imposables. La totalité des primes étant inférieure à 150 000 euros, ces 400 euros sont taxés à 7,5 %, soit 30 euros d’impôt, auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux sur 5 000 euros, soit 860 euros. Le coût fiscal total du rachat ressort à 890 euros.

Cas 2 : épargnant au-dessus du seuil. Monsieur Martin a versé 300 000 euros sur deux contrats depuis 2018. Il rachète 50 000 euros, dont 12 000 euros de gains imposables. Après abattement annuel de 4 600 euros, restent 7 400 euros imposables. Le coefficient de prorata est de 150 000 / 300 000 = 50 %. La part taxée à 7,5 % est donc de 3 700 euros, soit 278 euros, et la part taxée à 12,8 % est de 3 700 euros, soit 474 euros. L’impôt total ressort à 752 euros, auquel s’ajoutent 2 064 euros de prélèvements sociaux sur 12 000 euros. Coût total : 2 816 euros.

Cas 3 : option pour le barème. Madame Petit, retraitée non imposable, détient 220 000 euros de primes et effectue un rachat dont la part imposable après abattement est de 3 000 euros. En optant pour le barème de l’impôt sur le revenu, son taux marginal étant nul, elle ne paie aucun impôt sur ces 3 000 euros. Seuls les prélèvements sociaux restent dus. Cette option, détaillée dans notre dossier PFL ou IR en assurance-vie, doit toutefois être globale et couvre l’ensemble des revenus mobiliers.

Couples et stratégie patrimoniale : exploiter le double seuil

L’un des leviers les plus efficaces consiste à utiliser le seuil personnel de chaque conjoint. Chaque souscripteur dispose, à titre individuel, d’un plafond de 150 000 euros de primes ouvrant droit au taux à 7,5 %. Un couple peut donc, par la détention de contrats distincts, porter à 300 000 euros la base totale de primes éligible au taux réduit, soit le double du plafond individuel.

Cette logique pousse de nombreux conseillers patrimoniaux à recommander deux contrats individuels plutôt qu’un contrat unique ouvert par l’un des conjoints, surtout lorsque le foyer dispose de capacités d’épargne importantes. La double souscription permet aussi de gérer indépendamment les arbitrages, les rachats et les clauses bénéficiaires, dans une logique de protection mutuelle et de transmission. La stratégie complète d’arbitrage entre contrats individuels, contrats joints et co-souscription est étudiée dans notre dossier sur le choix du contrat d’assurance-vie à ouvrir en 2026.

À cette dimension fiscale courante s’ajoute le levier de la transmission. L’abattement de 152 500 euros par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans s’apprécie également à l’échelle individuelle, ce qui multiplie les capacités d’optimisation. Notre article sur la succession en assurance-vie et l’abattement de 152 500 € détaille l’articulation entre fiscalité des rachats et fiscalité du dénouement par décès. Le portail service-public.fr consacre lui aussi une fiche pédagogique à la combinaison de ces dispositifs.

Lorsque l’encours dépasse durablement le seuil, l’arbitrage devient plus subtil. Plusieurs configurations méritent d’être étudiées : ouverture d’un Plan d’Épargne Retraite en complément pour transférer une partie de l’épargne longue, allocation accrue en unités de compte sur les contrats les plus capitalisés pour rechercher du rendement net après PFU, ou diversification vers un contrat luxembourgeois doté d’options de gestion sophistiquées. Chaque option a sa logique propre, et aucune ne se justifie sans une analyse patrimoniale globale.

Pièges à éviter et conseils d’optimisation

Le premier piège est la confusion entre seuil de primes et seuil d’encours. Le plafond de 150 000 euros porte sur le cumul des versements nets, jamais sur la valeur actuelle du contrat. Un épargnant ayant versé 130 000 euros qui voit son contrat valorisé à 200 000 euros reste pleinement dans la zone du taux à 7,5 %. À l’inverse, un épargnant ayant versé 180 000 euros mais dont le contrat ne vaut plus que 160 000 euros est déjà au-delà du seuil. La DGCCRF rappelle qu’aucun avantage commercial ne peut faire varier ce calcul, fixé par la loi.

Le deuxième piège est l’oubli des contrats anciens. Le seuil concerne uniquement les primes postérieures au 27 septembre 2017. Pour un épargnant ayant ouvert son premier contrat dans les années 1990 et continué à alimenter ce contrat au-delà de 2017, la ventilation peut devenir complexe. La meilleure pratique consiste à demander à son assureur, avant tout rachat important, un récapitulatif des primes ventilées par génération fiscale et à vérifier la cohérence avec ses propres relevés.

Le troisième piège est le mauvais calage des rachats avec l’abattement annuel. L’abattement de 4 600 ou 9 200 euros s’applique année par année, et il est définitivement perdu s’il n’est pas consommé. Pour un foyer qui prévoit des besoins de liquidités étalés, il peut être pertinent de programmer des rachats partiels annuels modérés, calibrés pour neutraliser totalement l’impôt sur le revenu. Cette stratégie est compatible avec un contrat sous le seuil de 150 000 euros comme avec un contrat au-dessus, et n’exclut pas l’option pour le barème quand elle est plus avantageuse.

Enfin, il faut anticiper la transmission. Pour les gros patrimoines, la fiscalité du rachat peut paraître élevée, mais la fiscalité du dénouement par décès est très favorable lorsque les abattements sont pleinement utilisés. Une stratégie patrimoniale équilibrée arbitre constamment entre consommation à la vie et transmission au décès, en utilisant les deux fiscalités complémentaires de l’assurance-vie. Notre guide complet 2026 propose un panorama d’ensemble de ces leviers.

Rappel de prudence. Les règles décrites sont celles en vigueur en 2026 et peuvent évoluer en loi de finances. Cet article délivre une information générale et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Pour toute opération d’un montant significatif, consultez votre service des impôts ou un Conseiller en Gestion de Patrimoine indépendant inscrit ORIAS.

Approfondir

Notes et références

  1. https://www.legifrance.gouv.fr/
  2. https://www.service-public.fr/particuliers
  3. https://bofip.impots.gouv.fr/
  4. https://www.impots.gouv.fr/particulier
  5. https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants
  6. https://acpr.banque-france.fr/
  7. https://www.economie.gouv.fr/dgccrf

Questions fréquentes

Pourquoi deux taux de 7,5 % et 12,8 % coexistent-ils dans le PFU de l'assurance-vie ?
Le taux du Prélèvement Forfaitaire Unique appliqué aux produits d'assurance-vie après huit ans de détention dépend du montant total des primes versées par l'épargnant sur l'ensemble de ses contrats. Tant que le cumul net des versements reste inférieur à 150 000 euros, la part des gains correspondante est imposée au taux historique réduit de 7,5 %, hérité du Prélèvement Forfaitaire Libératoire en vigueur avant la réforme de 2018. Au-delà de ce seuil, le législateur a souhaité limiter l'avantage fiscal des très gros patrimoines : la fraction des gains afférente à la part des primes dépassant 150 000 euros bascule à 12,8 %, soit le taux normal du PFU. Cette dualité ne s'applique qu'après huit ans : avant cette date, le taux est uniformément de 12,8 %. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'ajoutent dans tous les cas, qu'il s'agisse du taux réduit ou du taux plein.
Comment se calcule la part des gains imposée à 7,5 % autour du seuil de 150 000 € ?
Le calcul repose sur un prorata. Lorsque l'épargnant effectue un rachat après huit ans, l'administration applique un coefficient égal au rapport entre 150 000 euros et le total des primes versées au 31 décembre de l'année précédente, sur l'ensemble des contrats détenus. La fraction de gains imposée à 7,5 % correspond à ce coefficient appliqué à la quote-part imposable du rachat ; la fraction résiduelle est taxée à 12,8 %. Concrètement, un épargnant ayant 250 000 euros de primes verra environ 60 % de ses gains rachetés bénéficier du taux à 7,5 % et 40 % subir le taux à 12,8 %. Cette mécanique est exposée à l'article 125-0 A du Code général des impôts et détaillée par la doctrine administrative au BOFiP. Le seuil de 150 000 euros s'apprécie par souscripteur, tous contrats confondus, et non par contrat individuel.
Le seuil de 150 000 € s'applique-t-il aux versements effectués avant 2017 ?
Non. Le seuil de 150 000 euros, instauré par la loi de finances pour 2018, ne concerne que les primes versées à compter du 27 septembre 2017. Les versements antérieurs continuent à relever de l'ancien régime du Prélèvement Forfaitaire Libératoire, avec un taux de 7,5 % après huit ans sans condition de seuil, et de 15 % entre quatre et huit ans. C'est l'une des subtilités les plus complexes du dispositif, car un même contrat peut combiner deux générations de versements obéissant à des règles différentes. L'administration fiscale isole les produits attachés à chaque période et leur applique le régime correspondant. Pour un épargnant ayant un historique long, il est fréquent qu'une partie significative des plus-values reste taxée au régime ancien. Le bulletin officiel des finances publiques détaille cette articulation, et il est prudent de demander à son assureur le détail ventilé par génération de primes avant tout rachat important.
Faut-il préférer le PFU ou l'option pour le barème de l'impôt sur le revenu ?
L'épargnant peut renoncer au PFU pour opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette option, globale et expresse, doit couvrir l'ensemble des revenus mobiliers de l'année. Elle est généralement intéressante pour les contribuables faiblement imposés, dont le taux marginal d'imposition est inférieur à 7,5 % ou 12,8 % selon le cas. Pour les contrats de plus de huit ans, lorsque les gains rentrent dans la fraction des 150 000 euros, le taux PFU de 7,5 % est déjà très bas et l'option barème n'apporte rarement un gain. Au-delà, le calcul devient plus serré : un foyer non imposable peut éviter toute imposition des gains via le barème, en plus de récupérer le prélèvement à la source. Un simulateur Bercy ou un Conseiller en Gestion de Patrimoine indépendant inscrit ORIAS permet d'arbitrer au cas par cas, comme l'illustre notre dossier dédié au choix PFL ou IR.
Comment optimiser ses rachats pour rester sous le seuil de 150 000 € ?
Plusieurs stratégies existent. La plus simple consiste à étaler les versements dans le temps pour ne dépasser le seuil de 150 000 euros qu'après huit ans de détention, en bénéficiant ainsi pleinement du taux réduit à 7,5 %. Une seconde approche consiste à effectuer des rachats partiels programmés modérés, qui consomment chaque année l'abattement annuel de 4 600 ou 9 200 euros applicable aux gains, en restant dans la fraction des 150 000 euros. Une troisième voie passe par la répartition entre plusieurs contrats au sein du couple : chaque conjoint dispose de son propre seuil de 150 000 euros, ce qui autorise jusqu'à 300 000 euros de versements taxés à 7,5 % sur les gains après huit ans. Enfin, le démembrement de la clause bénéficiaire et la transmission via la fiscalité successorale spécifique de l'assurance-vie offrent un cadre complémentaire pour les très gros encours qui dépassent durablement le plafond.

Comment cet article a été vérifié

  • 7 sources officielles citées (AMF, ACPR, FFA, Banque de France, Notaires de France, Légifrance, impots.gouv.fr, Bercy).
  • Rédigé par Claire Lefebvre, Conseillère en Gestion de Patrimoine indépendante (CGPI), certifiée AMF.
  • Dernière revue éditoriale : 13 juin 2026. Mises à jour chiffrées en continu (taux servis fonds euros, abattements fiscaux, plafonds CGI).
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