A Assurance Vie Guide
Sommaire (8)
  1. 01Ce que le statut de non-imposable change pour l'assurance-vie
  2. 02La dispense du prélèvement forfaitaire selon votre revenu fiscal de référence
  3. 03L'option pour le barème de l'impôt sur le revenu, arme des foyers non imposables
  4. 04Rachat après huit ans : abattement, dispense et taux réduit combinés
  5. 05Piloter ses rachats pour rester dans la zone non imposable
  6. 06Cas particuliers et erreurs fréquentes à éviter
  7. 07Questions fréquentes
  8. 08Approfondir
Calculatrice, déclaration de revenus et documents fiscaux d'assurance-vie sur un bureau
Assurance-vie

Assurance-vie et personne non imposable : option 2026

Personne non imposable et assurance-vie en 2026 : dispense de prélèvement forfaitaire selon le revenu fiscal de référence, option pour le barème de l'IR, seuils 25 000 et 50 000

Claire Lefebvre
Publié le 17 juillet 2026 · mis a jour le 25 juillet 2026 · 16 min de lecture
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À jour au juillet 2026, une personne non imposable qui rachète une assurance-vie peut effacer tout impôt sur le revenu sur ses gains, à condition d'agir sur deux leviers. Le premier est la dispense du prélèvement forfaitaire retenu à la source par l'assureur, accordée si le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 25 000 € pour une personne seule ou 50 000 € pour un couple. Le second est l'option pour le barème de l'impôt sur le revenu (case 2OP), dont la première tranche à 0 % ramène l'impôt à zéro. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent toutefois dus dans tous les cas.

Avertissement. Cet article a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Les seuils, abattements et taux cités sont ceux applicables au 1er janvier 2026. Avant tout rachat, exercice d’option ou demande de dispense, vérifiez votre situation avec votre assureur, votre conseiller en gestion de patrimoine inscrit à l’ORIAS ou un avocat fiscaliste, et consultez la documentation officielle impots.gouv.fr ainsi que le BOFiP.

Beaucoup d’épargnants croient qu’une personne non imposable ne peut, par définition, rien optimiser sur sa fiscalité d’assurance-vie. C’est l’inverse : c’est précisément le foyer non imposable qui dispose des marges les plus nettes, à condition de connaître deux mécanismes trop souvent ignorés. Le premier permet d’éviter que l’assureur ne prélève l’impôt à la source ; le second permet de neutraliser l’impôt sur le revenu au moment de la déclaration. Ce guide détaille la mécanique complète, les seuils de revenu à respecter, le calendrier des démarches et les cas pratiques pour un retraité modeste, un étudiant ou un foyer temporairement sans revenu imposable. Il précise aussi une limite incontournable : les prélèvements sociaux restent dus.

Ce que le statut de non-imposable change pour l’assurance-vie

Être non imposable ne dispense pas des prélèvements sociaux, mais ouvre la voie à une imposition sur le revenu nulle sur les gains d’assurance-vie. Le statut de foyer non imposable signifie que l’impôt sur le revenu calculé au barème progressif est égal à zéro, généralement parce que le revenu imposable reste dans la première tranche du barème, imposée à 0 %. Selon le barème de l’impôt sur le revenu publié par service-public.fr, cette première tranche à taux nul constitue le socle de tout raisonnement d’optimisation pour ces foyers.

En assurance-vie, la fiscalité du rachat se compose de deux étages distincts, qu’il faut absolument dissocier. Le premier étage est l’impôt sur le revenu, assis sur la seule fraction de gain comprise dans le rachat. Le second étage est constitué des prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %, qui regroupent la contribution sociale généralisée, la contribution au remboursement de la dette sociale et le prélèvement de solidarité. Le statut de non-imposable n’agit que sur le premier étage. Le second reste dû quel que soit le niveau de revenu.

Cette distinction est décisive. Une personne non imposable qui rachète des gains d’assurance-vie ne supportera, dans le meilleur des cas, que les 17,2 % de prélèvements sociaux, sans aucun impôt sur le revenu additionnel. Mais elle doit encore actionner correctement les deux leviers qui suivent, faute de quoi l’assureur retiendra un prélèvement forfaitaire qu’il faudra ensuite se faire restituer. Notre guide général de la fiscalité de l’assurance-vie en 2026 replace ces règles dans le cadre d’ensemble.

La dispense du prélèvement forfaitaire selon votre revenu fiscal de référence

Un foyer dont le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € pour une personne seule ou 50 000 € pour un couple peut demander à l’assureur de ne pas prélever l’acompte forfaitaire. Lors de chaque rachat, l’assureur retient par défaut un prélèvement forfaitaire non libératoire à la source, qui joue le rôle d’un acompte sur l’impôt définitif. Ce prélèvement s’élève à 12,8 % pour les produits issus des primes versées depuis le 27 septembre 2017, ou à 7,5 % après huit ans de détention pour la fraction concernée, comme le rappelle service-public.fr.

La loi permet d’échapper à ce prélèvement à la source lorsque le revenu du foyer est modeste. La dispense est accordée si le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année précédant le versement est inférieur à 25 000 € pour un contribuable célibataire, veuf ou divorcé, et à 50 000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Pour des produits perçus en 2026, le revenu fiscal de référence examiné est celui de l’année 2024, celui qui figure sur l’avis d’imposition reçu en 2025.

L’intérêt de la dispense n’est pas d’annuler l’impôt, mais d’éviter une avance de trésorerie. Sans dispense, l’assureur retient l’acompte, que le foyer non imposable devra attendre de récupérer par voie de crédit d’impôt l’année suivante, après dépôt de la déclaration. Avec la dispense, aucune somme n’est immobilisée : le net perçu correspond directement au capital diminué des seuls prélèvements sociaux. Pour un rachat destiné à faire face à une dépense, cette différence de calendrier est loin d’être anecdotique. Le mécanisme de calcul et de régularisation des prélèvements sociaux de 17,2 % reste, lui, inchangé par la dispense.

La demande de dispense obéit à un calendrier strict. Elle doit parvenir à l’assureur au plus tard le 30 novembre de l’année qui précède celle du versement des produits, soit avant le 30 novembre 2026 pour un rachat envisagé en 2027. En pratique, l’établissement adresse un formulaire d’attestation sur l’honneur à compléter et à retourner si les conditions de revenu sont remplies. Une fois la dispense demandée pour une année, il convient de vérifier chaque année si la condition de revenu reste satisfaite, car elle s’apprécie de manière glissante sur le revenu de l’avant-dernière année.

L’option pour le barème de l’impôt sur le revenu, arme des foyers non imposables

Cocher la case 2OP de la déclaration pour opter au barème permet à un foyer non imposable de ramener à zéro l’impôt sur ses gains d’assurance-vie et de récupérer le prélèvement déjà retenu. Pour les produits issus des primes versées depuis le 27 septembre 2017, l’assureur applique par défaut le prélèvement forfaitaire unique. Mais chaque contribuable peut renoncer à ce forfait et opter, dans sa déclaration annuelle, pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option s’exerce en cochant la case 2OP de la déclaration n° 2042.

Pour un foyer dont la tranche marginale d’imposition est à 0 %, l’arithmétique est imparable. L’option barème soumet les produits au taux de la première tranche, soit 0 %, alors que le forfait aurait retenu 7,5 % ou 12,8 %. L’impôt sur le revenu devient nul, et le prélèvement forfaitaire déjà acquitté à la source par l’assureur, faute de dispense, agit comme un crédit d’impôt : il s’impute sur l’impôt calculé au barème, et l’excédent, ici la totalité, est restitué par virement du Trésor public. Notre comparatif entre prélèvement forfaitaire et option barème détaille cette bascule pour toutes les tranches d’imposition.

Une précaution majeure s’impose néanmoins. L’option pour le barème est globale et annuelle : elle vaut pour l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers et des plus-values mobilières du foyer pour l’année concernée, et pas seulement pour les produits d’assurance-vie. Concrètement, si vous cochez la case 2OP, vos dividendes, vos intérêts de livrets fiscalisés et vos plus-values de cession de titres seront eux aussi soumis au barème cette année-là. Pour un foyer strictement non imposable, cela reste favorable, puisque la tranche à 0 % neutralise l’ensemble. Mais dès qu’un revenu du capital significatif entre en jeu, une simulation comparée devient indispensable avant de cocher la case.

Cette option est réversible d’une année sur l’autre. Rien n’oblige un foyer à opter pour le barème chaque année : le choix se refait à chaque déclaration, en fonction de la situation du moment. Un foyer non imposable une année et imposable la suivante peut ainsi opter au barème la première année et laisser le forfait s’appliquer la seconde. Le calcul de la fiscalité d’un rachat mérite donc d’être refait avant chaque déclaration.

Rachat après huit ans : abattement, dispense et taux réduit combinés

Après huit ans de détention, un foyer non imposable cumule l’abattement annuel, la dispense d’acompte et l’option barème, ce qui aboutit le plus souvent à une imposition sur le revenu nulle. Le franchissement du cap des huit ans ouvre droit à un abattement annuel sur les produits compris dans les rachats, d’un montant de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, selon service-public.fr. Cet abattement s’applique à l’ensemble des contrats d’un même contribuable et se renouvelle chaque année civile.

Pour un foyer non imposable, cet abattement joue un rôle de première ligne. Il commence par effacer une partie, souvent la totalité, des gains taxables. Si les produits compris dans le rachat restent sous le plafond de 4 600 € ou 9 200 €, il n’y a tout simplement aucune assiette d’impôt sur le revenu, indépendamment même de l’option barème. Au-delà de l’abattement, la fraction résiduelle est soumise au taux réduit de 7,5 % au titre du forfait, ou à 0 % en cas d’option barème pour un foyer non imposable. Notre guide de l’abattement de 4 600 € et 9 200 € présente des exemples chiffrés.

Prenons un cas concret. Un retraité célibataire, non imposable, détenteur d’un contrat de plus de huit ans, souhaite retirer 20 000 € comprenant 3 000 € de gains. L’abattement de 4 600 € absorbe intégralement les 3 000 € de gains taxables : l’assiette d’impôt sur le revenu est nulle, quelle que soit l’option retenue. S’il a demandé la dispense d’acompte avant le 30 novembre de l’année précédente, l’assureur ne retient rien au titre de l’impôt sur le revenu et le retraité perçoit son capital diminué des seuls 17,2 % de prélèvements sociaux sur les 3 000 € de gains, soit 516 €. Aucune régularisation ultérieure n’est nécessaire.

Ce cas illustre la hiérarchie des leviers pour un foyer non imposable détenant un contrat de plus de huit ans. L’abattement annuel agit d’abord, la dispense évite l’avance de trésorerie, et l’option barème sert de filet pour la fraction éventuellement excédentaire. Le seuil de 150 000 € de primes qui conditionne le maintien du taux de 7,5 % au-delà de huit ans, détaillé dans notre article dédié au seuil des 150 000 €, ne concerne en pratique que rarement les patrimoines modestes visés ici.

Piloter ses rachats pour rester dans la zone non imposable

Fractionner ses rachats sur plusieurs années permet de rester sous le seuil d’imposition et de préserver le statut de foyer non imposable. Le principal risque, pour un foyer proche du seuil de la première tranche du barème, est qu’un rachat trop important ne fasse basculer le revenu imposable dans la tranche à 11 %, faisant perdre au passage le bénéfice du taux nul. La gestion du calendrier des retraits est donc un levier d’optimisation à part entière.

La logique consiste à étaler les retraits pour lisser les gains dans le temps et maximiser l’utilisation annuelle de l’abattement de 4 600 € ou 9 200 €, tout en surveillant le revenu global du foyer. Un retraité qui a besoin d’un complément de revenu régulier a souvent intérêt à mettre en place des rachats partiels programmés, calibrés pour délivrer chaque mois ou chaque trimestre une somme dont la part de gain reste dans l’enveloppe non imposable.

Il faut ici raisonner sur la part de gain, et non sur le montant total du rachat. Un rachat partiel comprend toujours une fraction de capital, non taxable, et une fraction de produits, seule soumise à l’impôt et aux prélèvements sociaux. Cette ventilation est déterminée par une formule proportionnelle appliquée par l’assureur, qui rapporte les gains à la valeur totale du contrat au moment du retrait. Sur un contrat jeune où les gains représentent une faible part de l’encours, on peut retirer des sommes importantes en ne dégageant qu’une part de gain modeste. Notre article sur le rachat partiel ou total explique cette mécanique en détail.

Une planification pluriannuelle rigoureuse peut ainsi permettre à un foyer non imposable de consommer progressivement son épargne sans jamais franchir le seuil d’imposition, en combinant l’abattement renouvelé chaque année, la faible part de gain des premiers rachats et l’option barème pour neutraliser toute fraction résiduelle. Cette stratégie suppose de tenir un suivi précis des rachats effectués et de leur composition, information que l’assureur fournit sur chaque relevé et sur l’imprimé fiscal unique adressé chaque année.

Cas particuliers et erreurs fréquentes à éviter

Le statut de non-imposable exige une vérification annuelle, car il n’est jamais définitif et dépend du revenu de référence retenu avec un décalage de deux ans. Plusieurs situations méritent une attention particulière pour éviter les mauvaises surprises.

L’oubli des prélèvements sociaux. L’erreur la plus répandue consiste à croire qu’un foyer non imposable ne paie rien sur ses gains d’assurance-vie. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus dans tous les cas et ne sont concernés ni par la dispense, ni par l’option barème, ni par l’abattement des huit ans. Ils s’appliquent au fil de l’eau sur le fonds en euros et lors du rachat sur les unités de compte.

Le dépassement involontaire du seuil de revenu. Une année de revenu exceptionnel, une plus-value immobilière, une prime de départ ou un héritage générant des revenus peut faire perdre le statut de non-imposable, ou porter le revenu fiscal de référence au-delà des seuils de 25 000 € ou 50 000 € qui conditionnent la dispense d’acompte. Comme la dispense s’apprécie sur le revenu de l’avant-dernière année, l’effet se ressent avec un décalage : un revenu élevé en 2026 peut compromettre la dispense pour des versements réalisés en 2028.

Le mauvais moment de la demande de dispense. La date limite du 30 novembre de l’année précédente est impérative. Un épargnant qui découvre son droit à dispense après cette date ne pourra pas en bénéficier pour l’année suivante et devra passer par la voie du crédit d’impôt après déclaration, avec l’avance de trésorerie que cela suppose.

L’option barème mal calibrée. Cocher la case 2OP sans avoir vérifié l’ensemble des revenus de capitaux du foyer peut se retourner contre un contribuable qui, par ailleurs, perçoit des dividendes importants : le caractère global de l’option pourrait alourdir l’imposition de ces autres revenus. Pour un foyer strictement non imposable, ce risque est théorique, mais il devient réel dès que le foyer approche du seuil d’entrée dans le barème. Le rapprochement avec d’autres enveloppes comme le PEA ou l’assurance-vie peut aussi guider l’ordre des retraits.

La confusion entre non-imposable et exonéré. Certains événements de la vie ouvrent droit à une exonération totale d’impôt sur le rachat, comme le licenciement ou la mise à la retraite anticipée, indépendamment du statut de non-imposable. Ces cas particuliers relèvent d’un régime distinct que détaille notre guide sur l’exonération et la fiscalité de l’assurance-vie, et ne doivent pas être confondus avec la simple absence d’imposition liée au niveau de revenu.

Questions fréquentes

Une personne non imposable paie-t-elle des impôts sur un rachat d’assurance-vie ?

Une personne non imposable ne paie pas d’impôt sur le revenu sur les produits d’un rachat d’assurance-vie si elle exerce l’option pour le barème de l’impôt sur le revenu dans sa déclaration : la première tranche du barème étant à 0 %, l’impôt calculé sur ces produits est nul et le prélèvement forfaitaire déjà retenu à la source par l’assureur lui est intégralement restitué. En revanche, les prélèvements sociaux de 17,2 % (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) restent dus dans tous les cas et ne sont pas concernés par le statut de non-imposable. Le résultat net est donc une imposition limitée aux seuls 17,2 % de cotisations sociales sur les gains, sans aucun impôt sur le revenu.

Comment demander la dispense du prélèvement forfaitaire sur l’assurance-vie ?

La dispense du prélèvement forfaitaire non libératoire se demande directement auprès de l’assureur, au moyen d’une attestation sur l’honneur indiquant que votre revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur au seuil légal, soit 25 000 € pour une personne seule et 50 000 € pour un couple soumis à imposition commune. Cette demande doit parvenir à l’assureur au plus tard le 30 novembre de l’année qui précède le versement des produits : par exemple, avant le 30 novembre 2026 pour un rachat prévu en 2027. En l’absence de dispense, l’assureur prélève l’acompte de 7,5 % ou 12,8 % à la source, que vous récupérez ensuite par voie de crédit d’impôt si votre imposition définitive est nulle.

Faut-il cocher la case 2OP quand on est non imposable ?

Oui, pour les produits issus des primes versées depuis le 27 septembre 2017, une personne non imposable a tout intérêt à cocher la case 2OP de sa déclaration de revenus pour opter globalement pour le barème de l’impôt sur le revenu. Comme sa tranche marginale est à 0 %, l’impôt calculé sur les produits d’assurance-vie est nul et le prélèvement forfaitaire unique éventuellement retenu à la source lui est restitué. Attention toutefois : l’option pour le barème est globale et vaut pour l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values du foyer cette année-là. Il faut donc vérifier qu’aucun autre revenu du capital ne serait défavorablement imposé au barème avant de cocher la case.

Le seuil de dispense de 25 000 € s’apprécie sur quelle année de revenus ?

Le revenu fiscal de référence retenu pour la dispense est celui de l’avant-dernière année, dite année N-2, par rapport à celle du versement des produits. Pour une dispense applicable aux revenus perçus en 2026, l’administration examine le revenu fiscal de référence de l’année 2024, tel qu’il figure sur l’avis d’imposition reçu en 2025. Ce mécanisme de décalage permet à l’assureur de vérifier la condition à partir d’un avis d’imposition déjà émis. Si votre situation s’est dégradée depuis, vous restez éligible à la dispense tant que le revenu fiscal de référence de l’année N-2 respecte le seuil de 25 000 € ou 50 000 €.

Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent-ils aussi aux non-imposables ?

Oui, les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 % sont dus par tous les épargnants, quel que soit leur niveau d’imposition à l’impôt sur le revenu. Ils ont une assiette et une logique juridique autonomes : le statut de foyer non imposable, l’option pour le barème ou la dispense d’acompte n’ont aucun effet sur eux. Sur le fonds en euros, ces prélèvements sont retenus chaque année au fil de l’eau lors de l’inscription des intérêts en compte. Sur les unités de compte, ils sont prélevés lors du rachat sur la fraction de gain comprise dans le retrait. Une personne non imposable supporte donc, au minimum, ces 17,2 % sur ses gains, sans impôt sur le revenu additionnel.

Approfondir

Notes et références

  1. [https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F22414](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F22414) - Service-public.fr, imposition d'un rachat d'assurance-vie, dispense d'acompte et seuils de revenu fiscal de référence.
  2. [https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1419](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1419) - Service-public.fr, barème de l'impôt sur le revenu et première tranche à 0 %.
  3. [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041472385/](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041472385/) - Article 125-0 A du Code général des impôts.
  4. [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044989424/](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044989424/) - Article 200 A du Code général des impôts (PFU et option barème).
  5. [https://www.impots.gouv.fr/particulier](https://www.impots.gouv.fr/particulier) - impots.gouv.fr, fiscalité des particuliers et de l'épargne.

Questions fréquentes

Une personne non imposable paie-t-elle des impôts sur un rachat d'assurance-vie ?
Une personne non imposable ne paie pas d'impôt sur le revenu sur les produits d'un rachat d'assurance-vie si elle exerce l'option pour le barème de l'impôt sur le revenu dans sa déclaration : la première tranche du barème étant à 0 %, l'impôt calculé sur ces produits est nul et le prélèvement forfaitaire déjà retenu à la source par l'assureur lui est intégralement restitué. En revanche, les prélèvements sociaux de 17,2 % (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) restent dus dans tous les cas et ne sont pas concernés par le statut de non-imposable. Le résultat net est donc une imposition limitée aux seuls 17,2 % de cotisations sociales sur les gains, sans aucun impôt sur le revenu.
Comment demander la dispense du prélèvement forfaitaire sur l'assurance-vie ?
La dispense du prélèvement forfaitaire non libératoire se demande directement auprès de l'assureur, au moyen d'une attestation sur l'honneur indiquant que votre revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur au seuil légal, soit 25 000 € pour une personne seule et 50 000 € pour un couple soumis à imposition commune. Cette demande doit parvenir à l'assureur au plus tard le 30 novembre de l'année qui précède le versement des produits : par exemple, avant le 30 novembre 2026 pour un rachat prévu en 2027. En l'absence de dispense, l'assureur prélève l'acompte de 7,5 % ou 12,8 % à la source, que vous récupérez ensuite par voie de crédit d'impôt si votre imposition définitive est nulle.
Faut-il cocher la case 2OP quand on est non imposable ?
Oui, pour les produits issus des primes versées depuis le 27 septembre 2017, une personne non imposable a tout intérêt à cocher la case 2OP de sa déclaration de revenus pour opter globalement pour le barème de l'impôt sur le revenu. Comme sa tranche marginale est à 0 %, l'impôt calculé sur les produits d'assurance-vie est nul et le prélèvement forfaitaire unique éventuellement retenu à la source lui est restitué. Attention toutefois : l'option pour le barème est globale et vaut pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values du foyer cette année-là. Il faut donc vérifier qu'aucun autre revenu du capital ne serait défavorablement imposé au barème avant de cocher la case.
Le seuil de dispense de 25 000 € s'apprécie sur quelle année de revenus ?
Le revenu fiscal de référence retenu pour la dispense est celui de l'avant-dernière année, dite année N-2, par rapport à celle du versement des produits. Pour une dispense applicable aux revenus perçus en 2026, l'administration examine le revenu fiscal de référence de l'année 2024, tel qu'il figure sur l'avis d'imposition reçu en 2025. Ce mécanisme de décalage permet à l'assureur de vérifier la condition à partir d'un avis d'imposition déjà émis. Si votre situation s'est dégradée depuis, vous restez éligible à la dispense tant que le revenu fiscal de référence de l'année N-2 respecte le seuil de 25 000 € ou 50 000 €.
Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent-ils aussi aux non-imposables ?
Oui, les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 % sont dus par tous les épargnants, quel que soit leur niveau d'imposition à l'impôt sur le revenu. Ils ont une assiette et une logique juridique autonomes : le statut de foyer non imposable, l'option pour le barème ou la dispense d'acompte n'ont aucun effet sur eux. Sur le fonds en euros, ces prélèvements sont retenus chaque année au fil de l'eau lors de l'inscription des intérêts en compte. Sur les unités de compte, ils sont prélevés lors du rachat sur la fraction de gain comprise dans le retrait. Une personne non imposable supporte donc, au minimum, ces 17,2 % sur ses gains, sans impôt sur le revenu additionnel.

Comment cet article a été vérifié

  • 6 sources officielles citées (AMF, ACPR, FFA, Banque de France, Notaires de France, Légifrance, impots.gouv.fr, Bercy).
  • Rédigé par Claire Lefebvre, Conseillère en Gestion de Patrimoine indépendante (CGPI), certifiée AMF.
  • Dernière revue éditoriale : 25 juillet 2026. Mises à jour chiffrées en continu (taux servis fonds euros, abattements fiscaux, plafonds CGI).
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